Et vint NicKlAuS...

Par TiTom, décembre 2019

Au lendemain de la Nuit du Krampus, restent les enfants sages à récompenser.
La Grande Chasse a eu sa proie et retourne fêter ce moment allègrement tandis que leur Grand Patron bénit les bonnes âmes hospitalières à son passage ... la période de Yule débute.

La Saint-Ambroise le 7 décembre, donnée à la mémoire des pères du même nom, n’est pas anodine. Signifiant « Immortalité », ramenant à son originelle Ambroisie, le Nectar des Dieux de l’Olympe. Trinquer à l’Immortalité, les Dieux ne s’en privaient pas, mais malheureux celui qui parjure un Haut-Serment pouvant s’en trouver sevré fatalement... Décrit comme n’ayant pas de forme fixe, étant solide comme liquide ou aérien, on ne peut manquer les Pommes d’Or, fruit de La Source Éternelle de l’immortalité mais aussi de la Fécondité !
Le rite anglo-saxon « wassail », de vœux de bonne santé sur la période du Yule se fait encore à notre insu, par le passage de porte-à-porte d’une chorale partageant les bons vœux à la maisonnée contre un don un met ou une boisson revigorante tel un vin ou jus de pomme chauds. Un Nectar de bonne santé à partager !

Le 8 décembre s’impose clairement à l’église pour combattre une foi extérieure, dans des liturgies obligatoires à une vierge. Une foi extérieure où est commémoré les Elfred/Alfred ; où les particules le composant ramène clairement à un hommage aux Alfar, Être de la Nature que l’on a confondu avec les elf- ... ces « petits-êtres » ont en effet tout de plus païen ! Non pas seulement les Êtres spirites mais aussi les êtres vivants n’étant pas celui des hommes, à savoir les Animaux, une pensée pour eux particulièrement leur est consacré tel les boules à oiseaux pour ces bons messagers souvent oubliés ou la pomme au canasson ou les pains durs aux canards...
Toutefois, ce jour chrétin d’ hommage à une vierge cache certainement aussi une autre célébration païenne d’une déesse ancienne du moment...probablement une divinité triple, n’ayant pu remplacer les deux jours suivants que par des saints-moindre témoignant un partage divin.

Le 9 décembre par exemple, dédié à un augustin réformateur dont le nom, me rappelle personnellement, plus la Pierre-à-Feu, qui a sa place en cette saison, au moment où la Nuit atteint son paroxysme, que le religieux Pierre Fourier...
L’image de la pierre chaude qui me vint à l’esprit à ce moment a tout aussi sa place dans la pratique traditionnelle et reconnue comme salvatrice au corps et à l’esprit depuis l’âge de bronze que sont les Saunas venus des régions polaires et issues de croyances animistes. Toute une cérémonie englobe cette pratique de sudation consistant à se retrouver, partager, se purifier. Dans le rituel qui le compose verser de l’eau sur les pierres chaudes fait monter la température de l’endroit confiné et génère de la vapeur dirons-nous, mais les langues nordiques utilisent plus des noms proches de souffle, esprits ou âme pour définir ses fumées blanchâtres...
(Sauna->Sunna ; y’a que moi qui y voit un rapport possible?)
Chantal le 12 décembre, patronyme d’origine occitane a la signification de pierre ou caillou également et rapproche cette piste de célébration autour de « pierre »...

Saint-Romaric, fondateur de la ville de Remiremont dans les Vosges ayant sa fête le 10 décembre, est un prénom dérivé « d’une personne venant de Rome », le romain?... Romaric nous invite aussi plus facilement au monde végétal avec le Romarin, qui se mélange aux effluves des bois toujours verts et que l’on ajoute toujours discrètement aux décorations, parfums et mets de saison. Mais son étymologie est germanique et suggère « la gloire au puissant roi ». à quel roi? Le jour de la saint-Daniel qui suit répond à la question par son étymologie d’origine hébraïque de jugement divin dans son sens propice.
Puissant-roi jugé de dieu ou Dieu jugeant la gloire à un roi, l’église a bien dû se démener pour couvrir l’avènement naturel d’un dieu-soleil...