Nouvel An alpin

Par TiTom, 05.01.2020

 

Du mois de décembre à l’Épiphanie, les Alpes regorgent de coutumes folkloriques. Des personnages terrifiants, comme le Krampus ou les Perchten, entrent en scène durant cette période natale. C’est aussi le temps de traditions plus douces qui marquent la nouvelle année.
Voici quelques traditions folkloriques alpines sur cette dernière fête du Temps de Jule, le Jour de la Percht.

Tyrol
Klaubaufgehen
Il porte une fourrure blanche, noire ou brune, un masque aux traits grossiers fait de bois ou d’aluminium et d’énormes cloches dans son dos. Son nom ? Le « Klaubauf ». Plusieurs de ces créatures accompagnent Saint-Nicolas alors qu’il déambule avec des anges à travers le village. Le vieil homme passe de maison en maison pour questionner les enfants et leur offrir des cadeaux. Pendant ce temps, le « Lotter » et la « Litterin » quémandent de l’argent et remercient les passants généreux en leur interprétant une danse sur une musique jouée par un ménestrel. Une pratique qui était autrefois habituelle mais qui n’est plus vraiment d’usage est le « Tisch zoichn » : les « Klaibaife » (pluriel de Klaubauf en dialecte) pénètrent dans les maisons pour s’emparer de la table de la salle à manger. S’ils parviennent à l’amener à l’extérieur, la honte s’abat sur le maître de maison. Aujourd’hui, la coutume du Klaubaufgehen est surtout présente au Tyrol oriental.

Räuchern
Selon l’ancienne croyance populaire, le début de l’hiver marque l’avènement des mystiques Rauhnächte. Le terme « Rauhnacht » dérive de « Räuchern », qui signifie « fumigation », et de « Nacht », le mot allemand pour « nuit ». Jusqu’au 6 janvier, les mauvais esprits hantent l’étable et les différentes pièces d’habitation. Pour s’en débarrasser, il était d’usage d’enfumer la maison et la ferme avec de l’encens à la veille de Noël, du jour de l’An et de l’Épiphanie. Tous les membres de la famille devaient être présents lors de cette cérémonie. Si un seul manquait à l’appel, cela était synonyme de malchance ou de mort pour le foyer. Aujourd’hui encore, cette coutume de la fumigation est perpétuée au Tyrol. La famille paysanne dépose de l’encens dans une grande poêle remplie de braises ardentes puis enfume cérémonieusement les pièces de la maison tout en récitant des prières.

Anklöpfeln
Un autre moyen de chasser les mauvais esprits est l’Anklöpfeln, une coutume qui remonte au XVe siècle. En ce temps-là, il s’agissait d’une pratique profane, qui n’avait pas de lien avec le Noël chrétien. L’Anklöpfeln était davantage lié au changement d’année et servait à prédire le futur. Lorsqu’on cognait sur les murs de l’étable à l’heure adéquate, on entendait les animaux parler des morts de l’année à venir. La coutume s’est surtout perpétuée dans la vallée inférieure de l’Inn. Les trois jeudis précédant Noël, un groupe de chanteurs déguisés en bergers rend visite aux maisons du voisinage à la nuit tombée. Ces trois nuits spéciales sont appelées « Klöpflnächte », du verbe « klopfen » qui signifie « frapper à la porte ». Les chanteurs sont invités dans la maison et entonnent quelques airs qui annoncent la naissance de Jésus. L’Anklöpfeln dans le Tiroler Unterland a été ajouté à la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Parades des Perchten
Les parades des « Perchten » ont lieu pendant les Rauhnächte et même dès le 5 décembre dans plusieurs communes tyroliennes. Vêtues de peaux et parées de masques effrayants, les créatures à l’aspect diabolique arpentent la ville dans le brouhaha des cloches qu’elles portent à la ceinture.
Une vraie Chasse-parade de sauvage!

Salzbourg
Parade des Perchten du Pongau
La parade des Perchten du Pongau est la plus grande du land de Salzbourg et se déroule selon un rythme quadriannuel dans les communes d’Altenmarkt, de Bad Gastein, de Bischofshofen et de Sankt Johann. Parmi la diversité des masques, deux groupes principaux ressortent : le bien et le mal, conformément à la dualité de la « Frau Percht ». D’un côté, il y a les beaux Perchten, avec leurs parures de tête ouvragées, et de l’autre les hideux Perchten, affublés de masques effrayants. Les deux groupes de Perchten sont entourés de tout un cortège de compagnons. Selon la croyance populaire, la parade des Perchten est la garantie d’une bonne année et d’un sol fertile.

Schnabelperchten dans la vallée de Rauris
Ici, ce n’est pas le son des cloches, mais des « ga ga ga » répétitifs qui annoncent l’arrivé des Schnabelperchten. « Schnabel » signifie bec en allemand, ce qui explique pourquoi ces drôles de personnages portent un immense bec, une construction sophistiquée faite de baguettes de bois, de carton et de lin. L’histoire des Schnabelperchten remonte à l’âge de l’exploitation des mines d’or, à l’époque où les mineurs ne se préoccupaient souvent pas de la propreté de leur logis. Les Schnabelperchten font du porte à porte pour vérifier si les maisons sont bien tenues. Selon la légende, si un enfant se montre effronté, les Schnabelperchten l’emmènent dans leur grand panier. Pas étonnant que les enfants, aujourd’hui encore, rangent volontairement leur chambre ce soir-là sous le regard amusé de leurs parents.

Haute-Autriche
Parade des Glöckler d’Ebensee
La parade des Glöckler d’Ebensee est une coutume très vivace qui s’étend à l’ensemble du Salzkammergut. Au total, 18 groupes appelés « Passen » rassemblant près de 300 Glöckler paradent le 5 janvier à travers les rues et ruelles d’Ebensee, de Goisern et d’Obertraun. Dans le tintement des cloches et l’éclat des bougies, les Glöckler quémandent salut et bénédiction auprès des bons esprits et chassent les mauvais. Ces personnages sont affublés d’une coiffe pesant jusqu’à 20 kilos et de cloches tout aussi lourdes. Les coiffes sont de véritables œuvres d’art et leur fabrication exige plusieurs centaines d’heures de travail. Des dessins sont découpés avec minutie dans du carton puis agrémentés de morceaux de papier de soie de diverses couleurs. Les motifs colorés sont ensuite fixés sur une armature en bois, le tout éclairé par une bougie. La parade traditionnelle des Glöckler d’Ebensee a été inscrite au patrimoine culturel immatériel autrichien par l’UNESCO.

Krambamperlbrennen
Une autre coutume du Salzkammergut est le « Krambamperlbrennen », célébrée chaque année le 26 décembre dans les auberges d’Ebensee et de Bad Goisern. Sur les tables des auberges est posé un verre rempli de slivovitz ou autre schnaps, d’une teneur en alcool d’au moins 50 %. L’alcool est ensuite enflammé et les personnes assises à la table utilisent une fourchette pour faire fondre autant de morceaux de sucre qu’elles le souhaitent dans la flamme alcoolisée. Le sucre liquide goute lentement dans le verre, brunissant peu à peu le breuvage tout en le rendant plus doux. Lorsque la flamme s’éteint, les personnes assises autour de la table font passer le verre, qui se vide ainsi gorgée par gorgée.

Aperschnalzer, ça claque à Linz !
Le 1er janvier à 11 h se tient le traditionnel « Aperschnalzen » devant le Landhaus de Linz. Les Aperschnalzer (aper=sans neige, Schnalzer=claquement) viennent dans le centre-ville avec des fouets longs de 4 m pesant 4 kg pour entretenir une coutume pratiquée depuis 1925.
On peut y voir la tradition des pétards ou le claquement est similaire et où leur usage à titre dissuasif face aux démons de saison est identique...

Innviertler Maschkerer
Le soir qui précède l’Épiphanie, les Innviertler Maschkerer vont de maison en maison déguisés en sorcière, ours sauvage, homme au zograscope, guignol, diable, chasseur, colporteur et autres personnages pour chasser les mauvais esprits et apporter chance aux habitants.
Un vrai carnaval de la Sorcière !

Basse-Autriche
Ausrauka
La fumigation (ou « ausrauka » dans le dialecte du Mostviertel) des pièces avec de l’encens et l’aspersion d’eau bénite chassent les mauvais esprits et protègent la maison et ses occupants du malheur. Cette coutume religieuse aux racines païennes a lieu pendant les quatre « Rauhnächte », du 21 au 22 décembre (la plus longue nuit de l’année), du 24 au 25 décembre (nuit de Noël), du 31 décembre au 1er janvier (nuit de la Saint-Sylvestre) et du 5 au 6 janvier (nuit de l’Épiphanie). Pendant ces nuits, le maître de maison porte l’« Ausrauka-Tegl », un récipient rempli de braises dans lequel brûle de l’encens, et déambule à travers toutes les pièces d’habitation et les différents bâtiments de la ferme. L’Ausrauka-Tegl est ensuite posé sur une chaise dans le salon et toute la famille récite sept « Notre Père ». Les restes de charbon de la fumigation sont dispersés dans les champs le jour suivant. Pour s’épargner des maux de tête durant une année entière, il convient de positionner son chapeau au-dessus de l’encens odorant puis de le remettre rapidement sur la tête.

À l’occasion de la parade de la Rauhnacht sur l’Umberg à Gaming, des individus hirsutes vêtus de peaux de mouton et de chèvre et parés de masques effroyables arpentent les rues pour chasser l’hiver. Ce sont les Perchten. Ces êtres incarnent la répréhension et le mal, mais leurs coups de baguette apportent chance et fertilité.

Schifferlsetzen
Saint-Nicolas n’est pas uniquement le saint patron des enfants, il veille également sur les marins. En son honneur, les enfants de Spitz an der Donau font glisser sur le Danube -(ou sur le Léman/Rhin!)-des bateaux qu’ils ont fabriqué eux-mêmes. Chaque petite embarcation est bénite et surmontée d’une bougie. Ce rituel vise à apporter chance et bénédiction aux participants.

Carinthie
Klöckler du Gegendtal
Entre Treffen et Afritz, les jeunes fermiers du Gegendtal n’ont pas la tâche facile lorsqu’ils doivent déambuler dans le tumulte des cloches accrochées à leur ceinture. Pendant trois jeudis soirs de l’Avent, ils vont de maison en maison afin de souhaiter une bonne santé aux familles pour l’année à venir. On les appelle « Klöckler », du verbe « klocken » qui signifie « frapper à la porte » en moyen haut-allemand. La coutume veut que les gens ne les laissent pas entrer tout de suite, mais les renvoient en récitant des dictons très anciens. Les Klöckler doivent alors chanter pour gagner la confiance de leurs hôtes, après quoi ils sont accueillis avec une savoureuse collation.

Saint-Nicolas et Krampus dans le Rosental
Chaque année le 5 décembre, un étrange groupe se met en marche : il comprend Saint-Nicolas, la domestique, le carillonneur, la femme au panier et l’« Einspieler » et les Krampus, qui battent le pavé le long de la rue du village jusqu’à la place principale. Cette formation remonte à l’année 1889 et existe uniquement dans les coutumes de Suetschach. À cette occasion, les spectateurs deviennent acteurs, ce qui fait le charme particulier de cette manifestation.

Parade des Bartl à Sankt Veit an der Glan
« Bartl » signifie littéralement « ceux qui viennent de l’enfer », et c’est ainsi que se nomment les effrayants personnages qui sévissent le 5 décembre à Sankt Veit an der Glan. Pas moins de 400 Perchten répartis dans 30 groupes s’occupent d’offrir un spectacle grandiose avec des costumes et des masques impressionnants. Il s’agit là d’un ancien rituel sud-germanique censé apporter chance et fertilité.

Räuchern
Pour la cérémonie du « Räuchern », le paysan ou la maîtresse de maison remplit une cocotte en terre cuite, une poêle à braiser ou un « Rachhöfn » avec du charbon pour y faire rougeoyer des branches de genévriers, de l’encens, de l’aspic et le bouquet bénit des Rameaux. La famille et les domestiques arpentent ensuite les différentes pièces de la maison, la ferme et enfin le domaine tout entier pour y répandre la fumée ainsi produite, pendant qu’une personne du cortège asperge le sol d’eau bénite. Des prières à voix haute accompagnent cette cérémonie. La fumigation a lieu à la veille de Noël et se répète la veille du Nouvel An et de l’Épiphanie, trois nuits spéciales également appelées « Rauchnächte » ou « Rauhnächte » en Autriche.

« Roateln » au Lavanttal/Görtschitztal
Une coutume de Noël insolite s’est perpétuée dans les vallées de la Lavant et de la Görtschitz : le « Roateln ». Avant Noël, on aiguise tous les objets tranchants puis on les pose sur la table recouverte d’une nappe blanche le soir du réveillon. On y ajoute un kouglof typique de Carinthie appelé « Reindling », une coupe d’eau bénite et des bougies. Les pieds de la table sont entourés de chaînes en fer et la table reste ainsi jusqu’au jour du Nouvel An. C’est une magie de défense et de communion qui apporte chance aux paysans et leur assure une bonne récolte.

Visite de la vieille femme
Pendant les « Rauhnächte », mais surtout la nuit du 5 au 6 janvier, « Pehtra Baba » sévit dans le Rosental. Elle passe de maison en maison sous l’apparence d’une vieille femme en guenilles, le visage voilé, un chapeau de paille sur la tête. Selon la légende, si elle obtient les saucisses qu’elle demande aux habitants, alors la maison est épargnée du malheur pour l’année à venir. Dans un vieux panier ou la poche de son tablier, elle puise des noix, des pruneaux ou d’autres sucreries et les répand sur le sol, pour le plus grand bonheur des enfants.
On remarque une certaine similitude avec la Baba Yaya slave et la Befana du folklore Nord-italien célébrée à la même date où Janus et Strenna y étaient également remerciés.

Styrie
Spectacle de Krampus à Öblarn
Le soir du 5 décembre, les « Schab », des créatures enveloppés de paille avec d’immenses cornes, et le « Flechtenmann », un furieux personnage portant un costume fait de lichen, font une magistrale entrée en scène à Öblarn. Les Schab lancent le spectacle avec leurs claquements de fouet retentissants, puis l’été et l’hiver montent sur scène et se livrent à un débat animé pour défendre leur suprématie. À la fin, c’est évidemment l’hiver qui triomphe. Avec des textes originaux du XVIIIe siècle, le spectacle de Krampus compte parmi les derniers spectacles populaires du genre en Styrie et fait partie du patrimoine culturel de l’UNESCO.

Fête de la Sainte-Barbe en Haute-Styrie
En l’honneur de Sainte-Barbe, la sainte patronne des mineurs, diverses célébrations ont lieu dans les anciennes communes minières de Haute-Styrie. Le point d’orgue est la fête de la Sainte-Barbe, le 4 décembre. Le programme comprend la danse de Sainte-Barbe, une grand-messe, la parade des mineurs et la cérémonie du « Ledersprung » lors de l’apéritif matinal, où l’on déguste la bière de Sainte-Barbe, brassée spécialement pour l’occasion. Au total, dix manifestations de mineurs invitent à célébrer la Sainte-Barbe. C’est le cas par exemple du « Mettenschicht » dans la mine-musée Abenteuer Erzberg. On s’enfonce profondément dans les galeries jusqu’à une salle souterraine appelée « Barbaranische », où se tient une messe. Parmi les visiteurs se trouvent également de nombreux mineurs venus pour présenter leur costume folklorique, leur tenue de travail et leurs outils.

Parade des Glöckler à Stainach
La parade des Glöckler à Stainach est, avec environ 200 participants, la plus grande de la vallée de l’Enns. Les Glöckler s’habillent en blanc et accrochent des cloches ou grelots à leur ceinture. Ils portent sur la tête des coiffes-lanternes, illuminées par des lampes chez les enfants et des bougies chez les adultes. Un moment fort de la parade annuelle des Glöckler à Stainach est la lecture du poème de Paula Grogger, le « Glöcklerspruch ».

Parade des Glöckler de Wildalpen
Le soir du 5 janvier a lieu la traditionnelle parade des Glöckler à Wildalpen et Hinterwildalpen. Les Glöckler de Wildalpen ont pour particularité de porter des couronnes-lanternes cylindriques en carton épais, hautes de 70 à 80 cm. Des petits trous en forme de croix et autres motifs chrétiens ornent ces couvre-chefs, des dessins sobres comparés aux illustrations plantureuses des coiffes des Glöckler du Salzkammergut. Les voiles faits au crochet derrière lesquels les Glöckler dissimulent leur visage sont remarquables. La lumière dans les coiffes fait référence au soleil (solstice d’hiver), la lumière de la vie et de la joie qui apporte du bonheur dans chaque foyer et une bonne récolte dans les champs. Les participants à la parade doivent être célibataires et sont tenus au silence. Alors que les Glöckler du Salzkammergut clament chants et bénédictions, les Glöckler de Wildalpen décrivent les trois cercles de rigueur devant les maisons visitées sans dire mot, puis prennent congé par une simple révérence.

On notera que c’est bien après le Solstice que les Parades-lumineuses prennent leurs place dans les cortèges carnavalesques de saison, où l’épiphanie célèbre donc la présence de la Lumière divine concrètement constatée par des jours qui rallongent ; la Grande Roue reprenant sa course après avoir passé les Portes de l’année. La Traditionnelle Galette en est restée le symbole solaire clôturant cette période de Jul. La Dame de l’Hiver tire sa révérence pour l’ Aurore, lui remettant les clés d’Abondance pour une année prospère à venir. L’enfant-Roi est là et sa lumière solaire purifie petit à petit la terre gelée, purifiant le sol des affres de l’Hiver...
Les Douze Nuits (pour les derniers selon) de la Neu Helle clôturent cette période de fêtes introduite par La Vieille-Sage de l’Hiver laissant place à la rayonnante jeune fille, qui sera à même de traire le lait nécessaire, jusqu’à ce que les poules, motivées par le retour de la Lumière pondent ; La 3e et dernière Fête des Lueurs de la saison se terminera ainsi aux grandes Lustrations d’ici Février...
Pour terminer je reviens sur les saints-cachants de l’église, qui on sait ne fait rien au hasard surtout quand il est question de supplanter un folklore traditionnel; le 6 Janvier est le jour de la « sainte »-Mélusine où l’image de la fée nous vient plus facilement à l’esprit qu’une figure ecclésiastique dont sont aspect anguipède est relaté bien avant notre ère. Classée comme esprit de chaumière, son culte rejoint les Compitalia romaine du début de l’ère, où il est à rappeler que malgré le nouveau et les fêtes passées, il faut se remettre dans le rythme et ne pas oublier de remercier ces cuisinières et ménagères qui ont tenu et tiennent un rôle indéniable à ces Fêtes.

Passez un bon ReTour de la Lumière ;
Célébration Royale de la Lumière,
béni de la douce Grâce Divine
à chacun, pour cette Année 2020.